Journal de bord

Ce journal de bord est volontairement détaillé. Il relate, en toute transparence,  les expériences vécues,  les questionnements, les doutes,  les ajustements et les révélations de notre aventurée collective. Si vous voulez nous suivre pas-à-pas dans la construction et la réalisation du projet, cette rubrique est pour vous. Si vous préférez lire la synthèse et les grandes étapes, nous vous suggérons d’aller à la  rubrique «résumé du projet»

Rappel :

Le projet Tribune citoyenne 2017 comporte deux volets

1) Une série de  Bulletins-Citoyen  dans les Basques  réalisés à partir d’enquête et diffusés à la télévision communautaire (TCBH) et sur youtube.

2) Une création communautaire d’envergure réalisée en milieu rural, dans trois MRC avec trois  communautés géographiques ou d’intérêt.

Février 2017

Richard, Stéphanie, Alyssa et moi, nous nous réunissons une fois par mois durant deux ou trois jours consécutifs. Nous partageons les repas et dormons à l’ancien presbytère de Dominique.  Sorte de «lac–a-l’épaule» cette formule nous permet de diminuer les trajets et de travailler de manière plus intensive et moins éparpillée. À noter qu’il  y a quand même 60 km entre les lieux d’habitation de Stephanie (Rimouski) et d’Alyssa (Rivière-Trois-Pistoles)

Plan de travail : nous commençons par les enquêtes en vue de réaliser un premier bulletin-citoyen. But : reconnaitre  les préoccupations majeures de la communauté, permettre aux citoyen.ne.s d’exprimer leur point de vue et faire circuler cette parole via les bulletins-citoyens diffusés à la télévision communautaire. Nous faisons  nos premières sorties publiques: au Centre commercial Caron de Trois-Pistoles et à Esprit-Saint, à l’occasion du carnaval et de la projection de la vidéo «Terre promise» réalisée par Richard Lemay.

Nous imaginons deux types de questions. Les unes d’ordre symbolique (exemple: qu’est-ce qu’il faut effacer, dévoiler)  les autres, plus pointues (exemple : quels sont les différents types de pauvreté).  Nous nous divisons ensuite  en deux équipes; vidéo et papier-photo.

Après quelques heures, nous avons déjà assez de «matière première» pour réaliser un premier Bulletin-citoyen,  mais lors du bilan, nous partageons quelques  doutes et insatisfactions. En effet, en art communautaire, nous partons d’habitude des problèmes exprimée par les participants eux-mêmes.  Nous ne suggérons aucun thème et ne nous nous faisons pas «porte-parole». Or ici, les questions posées orientent les réponses. Dans cette situation proche de la «consultation», nous  ressentons un certain malaise.

Une nouvelle idée s’impose alors : Les questions posées pour le Bulletin-citoyen ne seraient plus  les nôtres mais bien celles des participants de la création communautaire à venir.  La création combinera dès lors les deux  projets et permettra ainsi  une meilleure intégration des éléments. La parole des citoyen.ne.s des Basques fera écho aux questions soulevées dans les tableaux.Les deux projets s’amalgament et portent dorénavant un seul nom : La Tribune-citoyenne.

Il y a ainsi rebond entre les groupes, intégration des idées et  des disciplines (théâtre – vidéo)

Premier montage du vox-pop sur la pauvreté, fait aux galeries Trois-Pistoles en février et diffusé en juin 2017.

Mars et avril 2017

Pour quelques temps, nous mettons sur la glace les bulletins citoyens et commençons nos assemblées de cuisine.

Chaque artiste accompagnateur.trice organise une ou plusieurs assemblées de cuisine, toujours en milieu rural. Le choix du groupe se fait selon les affinités des artistes et selon les perceptions que nous avons des besoins dans la communauté. Avec les assemblées de cuisine, nous allons valider nos intuitions.

Les assemblées de cuisine permettent de  créer un pont entre ce  que nous proposons (un projet multi-groupe en milieu rural) et ce que les participant.e.s  souhaiteraient : sont-ils, sont-elles  tenté.e.s par une aventure artistique communautaire ? Quelles sont leurs principales préoccupations , leurs priorités  ?  Sur quelle problématique désirent-ils.elles travailler ?

Assemblée de cuisine organisée par Dominique Malacort.

Deux rencontres ont eu lieu avec le RASST (description de l’organisation,  voir la page «Qui et avec qui»). Lors de la deuxième rencontre de cuisine, (20 avril), nous étions 8 personnes : Nicole, Sylvain, Paul, Martine, Fany, Mario, Linda et Dominique. La thématique s’est précisée à la suite d’un brainstorming créatif : certaines thématiques sont apparues en particulier l’injustice relative aux revenus.

Une criée a été faite par 4 participants à partir des messages écrits.

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Le groupe souhaite mettre en lumière, de manière subtile et non répétitive,  la disparité des revenus et proposer une solution : le «revenu universel». Les autres formes d’injustice seraient montrées comme les celles qui concerne la relation homme-femme et la violence. Au travers de ce tableau, serait exposé une série de préjugés du type  : «Plus personne ne voudra travailler»; «Qui fera les jobs sales ?» etc. Des contre-arguments seront apportés : «Cette solution suppose qu’on redéfinisse la notion de travail, qu’on resitue le travail invisible, qu’on mette l’emphase sur un travail plus créatif, qu’on puisse être riche en temps, qu’on élimine les emplois nocifs etc.»

Idée : regard inversé. les personnages pourraient être des gens d’affaire de la classe aisée qui ont de bonnes jobs : ceux-ci donneraient leur point de vue sur le revenu universel.

On se revoie en automne pour 5 rencontres + la générale et les deux représentations. Un protocole sera envoyé à Fany sous peu.

Il est entendu qu’UTIL va faire les démarches auprès du BeauLieu (Julie-Eve Proulx) et qu’une demande conjointe sera faite auprès de la MRC du Temis ,  demande qui compensera pour  les frais de location de la salle, le transport supplémentaire, la promotion (affiche) et la scéno.

Mai et juin 2017

Les rencontres de travail avec Alyssa, Richard, Stéphanie et moi, se font en mai et juin par skype.

Assemblée de cuisine organisée par Stéphanie Beaudoin,  au centre communautaire de Neigette –  mai 2017.

Nous nous sommes réuni.e.s, Josée, Sarah, Marie Soleil, Marianne, Maélie et Jean-François, à la salle communautaire de Neigette pour discuter d’une thématique à aborder en vue du projet Tribune citoyenne qui aura lieu à l’automne prochain. Beaucoup de bonnes idées sont sorties ! Il y eut discussions, émotions, partages, rires et réflexions…Nous en sommes ressorti.e.s avec un désir de se poser la question suivante : quel serait le terrain commun sur lequel nous pourrions nous aventurer pour s’ouvrir à l’autre, dans la réalité particulière des petits villages ?Nous avons réfléchi sur l’importance de la proximité avec la nature, d’« avoir la paix », et sur le rôle particulier que jouent et pourraient jouer les enfants dans un rapprochement, surtout entre les gens « de souche » et les nouvelles familles arrivantes. Ceci reste un résumé ! Plusieurs personnes sont réellement motivées à profiter de cette occasion pour créer ensemble, solidifier l’entraide et les amitiés, apprendre à se connaître et créer quelque chose qui leur est propre. Et d’autres participantes et participants souhaitent se rajouter à l’initiative !dsc_0436web-1

Assemblée de cuisine organisé par Richard Lemay, au Centre d’interprétation des Opérations Dignité à Esprit-Saint, mai 2017.

Six personnes étaient présentes : Rachel, Sylvie, Alain,Nathalie Johanne et Richard. Neuf autres personnes avaient signifié leur intérêt mais n’ont pu être présentes.

L’assemblée commence par un  bain de la parole, libre et spontané.  On échange nos perceptions sur la situation actuelle de la communauté.  Plusieurs facteurs sont identifiés pour expliquer un contexte social qui semble se détériorer.  

Malgré ces constats, on continu de rêver à un village plus vivant avec l’arrivée de nouvelles familles.  L’école est toujours ouverte.  

Suite à cet échange spontané d’idées, chacun et chacune se présente, et Richard décrit le projet. Les participants se prêtent ensuite au jeu de l’association créatrice. Chaque personne identifie dans un premier temps une dualité et, dans un deuxième temps, tout le monde associe ces dualités à une image, un sentiment lié à la communauté :

Les questions que l’on aimerait poser aux gens des Basques : 

  • Y-a-t-il plus d’humanité en campagne qu’en ville ?
  • Comment peut-on réveiller nos concitoyenEEs face à la situation actuelle des communautés rurales  ?
  • Les jeunes seraient-ils ailleurs  ?  Ne les attendons-nous pas aux mauvais endroits ?

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Assemblée de cuisine organisé par Alyssa Symons-Belanger.

Rencontre théâtre images avec le groupe du Périscope des Basques dont la mission consitste à améliorer la qualité de vie des personnes vivant un problème de santé mentale par l’entraide, la prévention, l’éducation et la promotion. L’organisme fait aussi de la sensibilisation concernant l’importance de maintenir une bonne santé mentale auprès de la population de la région. L’accueil de la personne, le respect, la confidentialité, l’équité, l’écoute, l’égalité et l’entraide sont, entre autres, les valeurs auxquelles se basent nos approches et nos interventions.

 

Mon premier groupe qui assistait à une assemblée de cuisine était les membres du Périscope des Basques. C’est un organisme sur la santé mental, un espace ouvert à tous ceux et celles qui ont envie d’être là et de suivre les différentes activités offertes par l’organisme. J’avais planifié l’atelier avec l’intervenante. L’atelier fut annoncé plusieurs semaines à l’avance. Lorsque je suis arrivée, il avaient 9 membres et 2 intervenants. J’ai commencé par expliquer en quoi consistait le projet. Le but est que les participants et les participantes créent leur propre pièce de théâtre et qu’on n’allait pas apprendre par cœur un texte déjà écrit. Ceci semblait intrigué les participants et ils ne savaient pas trop comment ils allaient être capable de créer une pièce. Je leur ai dit qu’on allait faire un exercice pour comprendre comment on peut créer quelque chose à partir de son propre vécu. Le premier exercice consistait à montrer en image (donc de faire une statue de son idée avec son corps) ce qu’on aime le plus dans la vie. Les participants étaient tout de suite allumés par la consigne et ils se sont lancés dans la création de leur image sans hésitation. L’amour, les chats et les amis sont les choses parmi d’autres qui sont ressortis. La seule difficulté que les gens avaient était de rester stables. Le prochain exercice était de démontrer encore avec une image ce que les gens n’aime pas dans la vie ou plutôt ce qui les dérange. Chaque personne présentait son image tour à tour au groupe. Les gens commentait ce qu’ils voyaient et j’écrivais les commentaires sur le tableau. Chaque image apportait une discussion animée sur des sujets comme la maladie physique, les préjugés et la violence. À la fin des exercices, j’ai demandé aux participants s’ils voyaient comment on pouvait construire une pièce à partir de leurs expériences et ils répondirent qu’ils comprenaient mieux après avoir fait les exercices.

Malheureusement, le groupe sentait qu’ils avaient déjà trop de projets et n’ont pas voulu continuer les ateliers. J’ai approché la Maison des Jeunes de Trois-Pistoles et l’animatrice a tout de suite dit qu’elle était intéressée que les jeunes aient des ateliers de théâtre. Les ateliers commenceront en août. Entre-temps, je vais communiquer avec les autres Maisons des Jeunes des autres villages pour faire un projet collaboratif avec les adolescents des différents endroits de la MRC des Basques….À suivre…


478223675Un protocole d’entente a été construit par Richard pour la TCBH, une grille horaire a été créée pour organiser nos enquêtes citoyennes dans la MRC.

Sous l’impulsion de la représentante de la MRC du Témiscouata et la coordonnatrice du RASST, une demande de financement a été déposée et acceptée auprès de la MRC afin que le RASST puisse adapter leur création de « La parole citoyenne » dans le cadre de leurs activités de sensibilisation. Merci à Ève-Line Toupin. pour ses conseils et son soutien dans le cadre de la demande de fonds à la MRC du Témiscouata.

Juillet et août 2017

Thèmes que nous allons utilisés pour les enquêtes : revenu universel, nouvel arrivant, jeunes et aînés, ville et région, solidarité, nouvelle économie, difficulté et avantage de vivre en milieu rural.

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Centre d’achat de Trois-Pistoles 

  • Les différents visages de la pauvreté.
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Abri do de Trois-Pistoles (vente de garage) 

  • Lien entre les jeunes et les ainés.
  • Le monde rural a-t-il encore sa raison d’être.
  • Notion d’entraide.
  • Infrastructure d’accueil pour les jeunes et les ainés.
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Saint-Simon (vente de garage)

  • Lien entre les natifs et les nouveaux arrivants, développement à partir d’un lieu de rassemblement (maire),
  • La vie au bord du fleuve et la solidarité autour du marché du bon voisinage.
  • La vie agricole et la ferme laitière : difficulté et passion

Saint-Mathieu (brunch des nouveaux arrivants) : municipalités du bonheur ! et du bon vivre-ensemble

  • L’organisateur heureux.
  • Les jeunes familles et les petites fermes maraîchères. La deuxième job.
  • «Ça dépend de chacun» : Jeune homme musicien qui habite dans un rang et qui vient de Rimouski
  • Les joyeux retraité.e.s de Trois-Pistoles
  • Les joyeux retraité.e.s de Rimouski ou le retour aux sources.
  • Les natives derrières le comptoir.
  • Les jeunes propriétaires du restaurant et l’adaptation harmonieuse
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Saint Jean de Dieu lors de la Patente bas-laurentienne

 

  • Isolement, autonomie et dynamisme
  • Solidarité et entraide dans les petits village.
  • Emploi
  • Difficulté de s’intégrer dans les petits milieux. Jalousie.
  • Jugement des aines à l’égard des jeunes

Août  et septembre

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Sainte-Rita : Présence de nos enquêteur-trice-s àau festival de lÉrable à Sainte-Rita, le 2 septembre. La question posée portait sur le revenu de base ou revenu universel. Les réponses furent piquantes !

Le Bulletin prend forme

En chemin nous avons trouvé nos noms : monsieur Sarrasin, madame Oseille et mademoiselle Camomille.

Une nouvelle personne se joint à l’équipe en tant que coach, lors du tournage dans le studio de TCBH. Bienvenue à Marie-Amélie Dubé.

Richard a entrepris le gros travail de visionnement, et de pré-montage des scènes

Le projet Tribune citoyenne se concrétise et se précise. Suite à plusieurs discussions, nous prenons la décision de revenir à l’orientation de départ telle qu’elle avait été proposée à notre principal bailleur de fond (Beati). Nous axons donc le projet essentiellement sur les réalités de la région rurale. Les trois groupes qui en feront parties sont le RAAST (Témiscouata) le groupe d’Esprit-Saint et le groupe de La Neigette (Rimouski-Neigette).

Nous restons trois animateur.trice.s   : Stéphanie, Richard et Dominique.

Il est temps de trouver un titre au futur spectacle car les programmations vont commencer. Suite à un brainstorming entre Richard, Stéphanie et Dominique, nous choisissons le titre suivant :

 

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Le blogue est mis à jour et féminisé. la promo suit son cours sur facebook. Les trois groupes vont bientôt se rencontrer.


Septembre

Un article va paraître dans le Mouton Noir : «L’art qui dérange».

Nous préparons le bulletin citoyen ainsi que  le rapport des enquêteu.trice.s. Notre préoccupation constante est de rester collé.es aux témoignages. En tant qu’enquêteur.trice.s, nous cherchons à partager notre feeling de l’enquête et souhaitons partager les propos informels hors caméra et hors micro .La structure des bulletins de peaufine et nous réfléchissons aux questions éthiques qui se posent lorsqu’on est «porte-parole». Nous décidons de diminuer l’aspect clownesque de nos personnages d’enquêteu.trice.s pour être plus proche de la parole citoyenne,  Notre but n’est pas de nous mettre en scène mais de valoriser les opinions que nous avons récoltés.

Nous envisageons d’intégrer des photos d’enfants.

Prochaine rencontre pour le groupe de Stephanie : 29/30 septembre. Pour Richard : 13 octobre. Pour Dominique, 28 septembre Le contenu du  rapport des enquêtrices (avec comme support visuel, une ou plusieurs affiches) porterai sur deux éléments : ce qui a été dit de manière informelle, nos impressions subjectives sur notre action d’enquêtrice et sur la qualité du contact avec les citoyen.ne.s.

LE SPECTACLE

Dominique, de son côté est en train de bâtir le canevas du spectacle. nous nous sommes entendu sur la situation théâtrale qui  permettra d’accueillir les différentes scènes.  Le trio encadreur ne sera pas celui qu’on a vu lors du tribunal-théâtre de Saint-Jean-de-Dieu avec le juge, le greffier et le policier. Cette fois le trio sera celui des dieux et déesses qui arrivent sur terre pour comprendre ce qui se passe.

  • Athéna, déesse de la guerre et des arts.  
  • Bouddha, représentation du Nirvana.  
  • Dieu le père.  

Octobre

Les fanzines progressent. Les pages couverture sont faites par Aude Choppin.

 

 

Les bulletins sont diffusés sur la TCBH et le canevas général de la pièce prend forme. Les groupes se solidifient et le contenu se précise.

Le 26 octobre, la gang du RASST présente un extrait de 5 minutes de leur création. Ceci dans le cadre du forum ouvert du mouvement communautaire autonome du Bas-Saint-Laurent organisé à  Saint-Mathieu de Rioux. Un bel essai pour les acteurs-créateurs !

10 novembre, moment tournant ! Richard a terminé les Bulletins citoyens. Les 18 émissions sont complétées.  Il va  maintenant mettre le focus sur Les chemins de traverse.

Suite à plusieurs rencontres, le canevas prend consistance. Il reste à peaufiner quelques points mais dans l’ensemble tout avance à un bon  rythme. pour chaque groupe il reste quelques répétions. On commence à sentir une certaine fébrilité.

L’oeuvre collective est assurément multidisciplinaire, multigénérationnelle et participative. Le spectacle théâtral, ponctué de chansons et de chœurs, est agrémenté de dessins d’enfants et entrecoupé de témoignages vidéo récoltés au cours de l’été dans les municipalités de la MRC des Basques.

Une solide équipe d’UTIL encadre et soutien la présentation avec Michel et Chantal comme maître de cérémonie, Marie-Claude comme journaliste, Dominique comme accessoiriste, Sylvie comme dessinatrice en direct, ainsi que les trois divinités : Anthony, Richard et Stéphanie.

Les fanzines sont presque terminées, le programme est en cours, les affiches sont posées, les communiqués sont envoyés, les deux articles sont parus dans le Mouton Noir et dans le Rumeur du Loup,.

Les aspects techniques se planifient ainsi que la logistique des repas, des couchers etc.

Novembre

Les préparatifs vont bon train.  Les relations de presse et la promo se réalisent. Sylvie travaille à temps plein avec Dominique pour terminer la scéno, les accessoires et les costumes. Richard s’occupe de la logistique (logement, techniques, vox-pop…), Stephanie contacte Radio Canada, Chantal magasine pour les repas etc.

Nous rencontrons no groupes pour peaufiner les tableaux.

La première a eu lieu au Beaulieu culturel

25 novembre, jour J : Nous avons réussi à remplir la salle malgré quelques appréhensions.  Nous avons opté pour une installation de type cabaret ce qui donnait au lieu un caractère convivial. D’habitude, nous jouons devant l’ensemble de la  communauté dans des salles pleines à craquer. Ici la situation était  différente. Il est intéressant de reconnaître cette  situation particulière. D’une part, UTIL n’est pas enraciné dans le Témiscouata et d’autre part le BeauLieu, malgré sa qualité esthétique,  n’est pas une salle utilisée par la majorité de la communauté (l’accès aux arts est loin d’être un acquis et notre groupe partenaire, le RASST, est composé de personnes qui fréquentent peu les Beaux Lieux de la culture). Grâce à un grand travail de promotion, la salle a quand même été remplie mais pas bondée. Le bouche à oreille s’est fait mais la rumeur est restée modérée.

Aurions-nous eu intérêt à jouer dans la salle communautaire de  Degelis ou au contraire, n’est-ce pas une expérience stimulante pour les acteurs et actrices «amateur.es», de réaliser une prestation dans un lieu professionnel ? La question reste ouverte. La semaine prochaine, nous faisons le deuxième baptême  cette fois à Esprit-Saint, dans un espace réellement communautaire

Quoiqu’il en soit, les réactions des spectateurs furent positives. En voici quelques extraits : 

Fabuleuse idée que d’intégrer vision culturelle, sociale et visionnaire qui mixte le plaisir du jeu et la réflexion sur les enjeux sociaux. Merci pour cette soirée amusante qui porte à réflexion. Véronique  Petite fleure.

Merci beaucoup, votre travail est merveilleux. Une très belle soirée avec une belle gang qui nous a fait réfléchir sur les réalités des régions. Merci beaucoup.

Une belle expérience communautaire ! Je pars avec beaucoup de questions sur mon apport à ma communauté ! Merci de m’avoir fait vivre cela !

Super touchant, cela nous redonne de l’espoir. Merci.

Merci pour les témoignages et l’implication de toutes ces personnes. C’est une belle façon de faire comprendre à la population que la pauvreté, ça ne peut plus durer. Assez, c’est assez. Nos dirigeants doivent mettre fin à tous des programmes qui divisent les vieux et les jeunes, les riches et les pauvres. Jacques, région Québec.

Un choix de société à faire et merci de m’avoir fait faire cette réflexion.

J’ai vu,  dans l’homme avec sa bière, mon mon’oncle dans l’temps des fêtes.

Super généreux de partager votre vision. Vous êtes des éveilleurs, des visionnaires et je trouve que c’est porteur d’espoir. Prometteur d’un avenir meilleur et égalitaire. Vous êtes toutes et tous de bons comédiens mais ce qu’on ressent, le plus, c’est votre engagement et à quel point vous y croyez ! Super, super, super. Longue vie à votre pièce….que ça voyage au Québec de belle façon et que ça soit entendu par le plus grand nombre et par nos dirigeants. Josée Dionne, Notre-Dame-Lu-Lac.

J’ai été étonnement très émue  à un moment du spectacle. Quand le «BS man» a chanté, j’ai pleuré tant que j’étais touchée par son  authenticité. Ça transpirait la vérité d’une réalité vécue, dans son langage. Continuez de laisser parler les gens librement, avec cœur. Aussi le partage d’un spectateur qui côtoie sa voisine et s’écoutent mutuellement.

Vraiment bien, bravo ! C’est bien de prendre le temps de réfléchir sur la responsabilité de chacun et sur notre rôle dans notre communauté. Bravo à tous les comédiennes et comédiens. Denise

J’ai apprécié le message et la réflexologie. Amicalement. Carmen

Une superbe soirée qui fait du bien au moral et à la conscience. Nikole Dubois

Pour ceux qui veulent se divertir en ayant une réflexion régionale! Du théâtre engagé à voir! Développement Saint-Godard

 

2 décembre au Centre des Loisirs d’Esprit-Saint.

Une soirée comme on les aime : salle pleine à craquer, ambiance communautaire, réactions vives et chaleureuses.

00_banniere1J’ai trouvé ça cool de voir les jeunes jouer dans une pie`ce de théâtre comme ça et de les voir s’impliquer dans un projet comme celui-ci. Jeanne (12 ans)  Nazareth

J’ai aimé parce que j’aime le théâtre,  Galane (8 ans)

Bravo ! Un beau travail collectif, très agréable et inspirant. Une trentenaire.

C’est inspirant, il faut que ça continue.

Bravo à vous tous ! Le spectacle était hyper intéressant et vivant. Chaque comédien était unique et apportait du positif. À refaire et revoir.

Magnifique, touchant, émouvant…UTIL m’a encore émerveillé. Merci pour cette belle soirée, unique…et à la prochaine.

Je trouve la pièce très pertinence, la participation citoyenne donne, ici, d’excellents résultats. Diane

J’ai aimé l’instrument de musique. Bravo.

Bravo, démarche sûrement intéressante à vivre pour les participants.

WOW!!! Super !!! Vivement le revenu social garanti. Alain

J’ai bien aimé ma soirée, bien organisée, sujet intéressant. Gilberte

C’est un très bon spectacle parce que ça fait revoir les choses de la vie et permet de voir  comment faire des rencontres entre les paroisses. Réjean Morissette, Maire.

Très bien pour une bonne réflexion. Merci. Jacqueline, Lac des Aigles

Bravo à vous tous, au plaisir !!!

Et après ?

Avons-nous réussi à mettre le feu au poudre ? Sans doute que non, mais nous avons, plus humblement, mis du petit bois sur la braise.  Nous avons dès lors alimenter plusieurs foyers..

Quelques possibilités sont envisagées : présenter l’ensemble du spectacle à Rivière-du-Loup en hiver 2018, présenter les tableaux séparément en incluant des débats….L’avenir de l’oeuvre appartient aux co-créateurs.  Que vive le théâtre communautaire sous ces multiples formes, dans les groupes et dans les MRC.

 

 

 

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